Philémon, les 1 chapitres

Philémon 1

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Philémon 1 en résumé

La plus courte lettre de Paul porte sur un cas unique : un esclave, Onésime, parti de chez son maître et devenu proche de Paul en prison. La lettre est adressée à Philémon mais aussi à deux autres personnes et « à l'Église qui est dans ta maison » (Philémon 1:2), ce qui la rend publique.

Paul commence par dire qu'il pourrait ordonner et qu'il ne le fera pas : « bien que j'aie en Christ toute liberté de te prescrire ce qui est convenable, c'est de préférence au nom de la charité que je t'adresse une prière » (Philémon 1:8-9). Il donne au passage sa position, « Paul, vieillard, et de plus maintenant prisonnier ».

Il joue sur le nom d'Onésime, qui signifie utile : « qui autrefois t'a été inutile, mais qui maintenant est utile, et à toi et à moi » (Philémon 1:11). Il aurait voulu le garder, et s'en abstient pour une raison précise : « afin que ton bienfait ne soit pas comme forcé, mais qu'il soit volontaire » (Philémon 1:14).

La demande est formulée en termes de statut : le recevoir « non plus comme un esclave, mais comme supérieur à un esclave, comme un frère bien-aimé » (Philémon 1:16), et « reçois-le comme moi-même » (Philémon 1:17). Paul prend en charge la dette éventuelle, avec une reconnaissance écrite de sa main, et ajoute une pression amicale qu'il souligne lui-même : « pour ne pas te dire que tu te dois toi-même à moi » (Philémon 1:19).

La dernière ligne pratique n'est pas anodine : « prépare-moi un logement » (Philémon 1:22), c'est-à-dire qu'il viendra voir ce qui aura été fait.

Paul renvoie un esclave à son maître avec une lettre lue devant toute la maison, en refusant d'ordonner et en payant la dette de sa main.

1Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et notre compagnon d’œuvre,

2à la sœur Apphia, à Archippe, notre compagnon de combat, et à l’Église qui est dans ta maison :

3que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !

4Je rends continuellement grâces à mon Dieu, faisant mention de toi dans mes prières,

5parce que je suis informé de la foi que tu as au Seigneur Jésus et de ta charité pour tous les saints.

6Je lui demande que ta participation à la foi soit efficace pour la cause de Christ , en faisant reconnaître en nous toute espèce de bien.

7J’ai, en effet, éprouvé beaucoup de joie et de consolation au sujet de ta charité ; car par toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé.

8C’est pourquoi, bien que j’aie en Christ toute liberté de te prescrire ce qui est convenable,

9c’est de préférence au nom de la charité que je t’adresse une prière, étant ce que je suis, Paul, vieillard, et de plus maintenant prisonnier de Jésus-Christ.

10Je te prie pour mon enfant, que j’ai engendré étant dans les chaînes, Onésime,

11qui autrefois t’a été inutile, mais qui maintenant est utile, et à toi et à moi.

12Je te le renvoie lui, mes propres entrailles.

13J’aurais désiré le retenir auprès de moi, pour qu’il me servît à ta place, pendant que je suis dans les chaînes pour l’Évangile.

14Toutefois, je n’ai rien voulu faire sans ton avis, afin que ton bienfait ne soit pas comme forcé, mais qu’il soit volontaire.

15Peut-être a-t-il été séparé de toi pour un temps, afin que tu le recouvres pour l’éternité,

16non plus comme un esclave, mais comme supérieur à un esclave, comme un frère bien-aimé, de moi particulièrement, et de toi à plus forte raison, soit dans la chair, soit dans le Seigneur.

17Si donc tu me tiens pour ton ami, reçois-le comme moi-même.

18Et s’il t’a fait quelque tort, ou s’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte.

19Moi Paul, je l’écris de ma propre main, -je paierai, pour ne pas te dire que tu te dois toi-même à moi.

20Oui, frère, que j’obtienne de toi cet avantage, dans le Seigneur ; tranquillise mon cœur en Christ.

21C’est en comptant sur ton obéissance que je t’écris, sachant que tu feras même au delà de ce que je dis.

22En même temps, prépare-moi un logement, car j’espère vous être rendu, grâce à vos prières.

23Épaphras, mon compagnon de captivité en Jésus-Christ,

24te salue, ainsi que Marc, Aristarque, Démas, Luc, mes compagnons d’œuvre.

25Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit !

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