Jean, les 21 chapitres

Jean 5

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Jean 5 en résumé

Près de la porte des brebis, à Jérusalem, une piscine appelée Béthesda et ses cinq portiques, où sont couchés des malades qui attendent que l'eau soit agitée (Jean 5:2-4). Un homme est là depuis trente-huit ans. La question de Jésus est directe : « veux-tu être guéri ? » (Jean 5:6). L'homme ne répond pas oui, il explique qu'il n'a personne pour le descendre à temps (Jean 5:7). « Lève-toi, prends ton lit, et marche » (Jean 5:8) : il est guéri aussitôt.

Le chapitre bascule sur un détail de calendrier, donné seulement au verset 10 : c'est un jour de sabbat, et porter son lit est interdit. L'homme guéri renvoie la responsabilité à celui qui le lui a dit, sans savoir son nom. Jésus le retrouve dans le temple, l'avertit (« ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire », Jean 5:14), et l'affaire devient un procès. La phrase qui met le feu n'est pas sur le sabbat mais sur Dieu : « mon Père agit jusqu'à présent ; moi aussi, j'agis » (Jean 5:17), que ses adversaires entendent comme « se faisant lui-même égal à Dieu » (Jean 5:18).

La seconde moitié du chapitre est un long discours de défense. Le Fils ne fait rien de lui-même, il fait ce qu'il voit faire au Père (Jean 5:19) ; tout jugement lui a été remis (Jean 5:22) ; l'heure vient où « tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix » (Jean 5:28). Jésus énumère ensuite ceux qui témoignent pour lui : Jean-Baptiste, « la lampe qui brûle et qui luit » (Jean 5:35), les œuvres qu'il accomplit, le Père, et les Écritures elles-mêmes. Sa dernière charge vise ceux qui sondent ces Écritures sans venir à lui : « celui qui vous accuse, c'est Moïse » (Jean 5:45).

Un homme malade depuis trente-huit ans guéri un jour de sabbat. La guérison passe au second plan : ce qu'on reproche à Jésus, c'est d'appeler Dieu son propre Père.

1Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.

2Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques.

3Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l’eau ;

4car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l’eau ; et celui qui y descendait le premier après que l’eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie.

5Là se trouvait un homme malade depuis trente -huit ans.

6Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis longtemps , lui dit : Veux-tu être guéri ?

7Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais , un autre descend avant moi.

8Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche.

9Aussitôt cet homme fut guéri ; il prit son lit, et marcha.

10C’était un jour de sabbat . Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri : C’est le sabbat ; il ne t’est pas permis d’emporter ton lit.

11Il leur répondit : Celui qui m’a guéri m’a dit : Prends ton lit, et marche.

12Ils lui demandèrent : Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton lit, et marche ?

13Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; car Jésus avait disparu de la foule qui était en ce lieu.

14Depuis , Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : Voici, tu as été guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.

15Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.

16C’est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu’il faisait ces choses le jour du sabbat.

17Mais Jésus leur répondit : Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis.

18À cause de cela , les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu.

19Jésus reprit donc la parole, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.

20Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement.

21Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut.

22Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils,

23afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.

24En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.

25En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront.

26Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.

27Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu’il est Fils de l’homme.

28Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront.

29Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.

30Je ne puis rien faire de moi-même : selon que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

31Si c’est moi qui rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai.

32Il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est vrai.

33Vous avez envoyé vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité.

34Pour moi ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage ; mais je dis ceci, afin que vous soyez sauvés.

35Jean était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière.

36Moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c’est le Père qui m’a envoyé.

37Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez point vu sa face,

38et sa parole ne demeure point en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé.

39Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi.

40Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !

41Je ne tire pas ma gloire des hommes.

42Mais je sais que vous n’avez point en vous l’amour de Dieu.

43Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez.

44Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul ?

45Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père ; celui qui vous accuse, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.

46Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi.

47Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ?

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