Actes, les 28 chapitres

Actes 23

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Actes 23 en résumé

Devant le sanhédrin, la séance commence mal : le souverain sacrificateur Ananias fait frapper Paul sur la bouche, et Paul lui répond « Dieu te frappera, muraille blanchie ! » avant de se reprendre en citant la loi (Actes 23:3-5).

Il change alors de terrain. Sachant l'assemblée partagée entre sadducéens et pharisiens, il crie qu'il est jugé « à cause de l'espérance et de la résurrection des morts » (Actes 23:6). Le texte explique pourquoi la phrase suffit : les sadducéens nient la résurrection, les anges et les esprits, les pharisiens affirment les deux (Actes 23:8). L'assemblée se divise, et le tribun doit faire descendre des soldats pour extraire Paul de la salle.

La nuit suivante, une consigne courte : « prends courage ; car, de même que tu as rendu témoignage de moi dans Jérusalem, il faut aussi que tu rendes témoignage dans Rome » (Actes 23:11).

Plus de quarante hommes s'engagent alors par serment à ne rien manger ni boire avant d'avoir tué Paul, et demandent au sanhédrin d'organiser un transfert qui servirait de guet-apens (Actes 23:14-15). Le complot est éventé par le fils de la sœur de Paul, un neveu dont c'est la seule apparition dans le livre (Actes 23:16). Le tribun l'écoute à l'écart et lui recommande le silence.

La réponse militaire est disproportionnée et le texte la chiffre : deux cents soldats, soixante-dix cavaliers, deux cents archers, départ à la troisième heure de la nuit (Actes 23:23). La lettre de Claude Lysias au gouverneur Félix résume l'affaire à sa manière, en arrangeant son propre rôle, et conclut que l'accusé n'a « commis aucun crime qui mérite la mort ou la prison » (Actes 23:29).

Une phrase sur la résurrection divise le tribunal. Un complot de quarante hommes est déjoué par le neveu de Paul, et l'armée l'exfiltre de nuit vers Césarée.

1Paul, les regards fixés sur le sanhédrin, dit : Hommes frères, c’est en toute bonne conscience que je me suis conduit jusqu’à ce jour devant Dieu…

2Le souverain sacrificateur Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche.

3Alors Paul lui dit : Dieu te frappera, muraille blanchie ! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu’on me frappe !

4Ceux qui étaient près de lui dirent : Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu !

5Et Paul dit : Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur ; car il est écrit : Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.

6Paul, sachant qu’une partie de l’assemblée était composée de sadducéens et l’autre de pharisiens, s’écria dans le sanhédrin : Hommes frères, je suis pharisien, fils de pharisiens ; c’est à cause de l’espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement.

7Quand il eut dit cela, il s’éleva une discussion entre les pharisiens et les sadducéens, et l’assemblée se divisa.

8Car les sadducéens disent qu’il n’y a point de résurrection, et qu’il n’existe ni ange ni esprit, tandis que les pharisiens affirment les deux choses.

9Il y eut une grande clameur, et quelques scribes du parti des pharisiens, s’étant levés, engagèrent un vif débat, et dirent : Nous ne trouvons aucun mal en cet homme ; peut-être un esprit ou un ange lui a-t-il parlé.

10Comme la discorde allait croissant, le tribun craignant que Paul ne fût mis en pièces par ces gens, fit descendre les soldats pour l’enlever du milieu d’eux et le conduire à la forteresse.

11La nuit suivante, le Seigneur apparut à Paul, et dit : Prends courage ; car, de même que tu as rendu témoignage de moi dans Jérusalem, il faut aussi que tu rendes témoignage dans Rome.

12Quand le jour fut venu, les Juifs formèrent un complot, et firent des imprécations contre eux-mêmes, en disant qu’ils s’abstiendraient de manger et de boire jusqu’à ce qu’ils eussent tué Paul.

13Ceux qui formèrent ce complot étaient plus de quarante,

14et ils allèrent trouver les principaux sacrificateurs et les anciens, auxquels ils dirent : Nous nous sommes engagés, avec des imprécations contre nous-mêmes, à ne rien manger jusqu’à ce que nous ayons tué Paul.

15Vous donc, maintenant, adressez-vous avec le sanhédrin au tribun, pour qu’il l’amène devant vous, comme si vous vouliez examiner sa cause plus exactement ; et nous, avant qu’il approche, nous sommes prêts à le tuer.

16Le fils de la sœur de Paul, ayant eu connaissance du guet-apens, alla dans la forteresse en informer Paul.

17Paul appela l’un des centeniers, et dit : Mène ce jeune homme vers le tribun, car il a quelque chose à lui rapporter.

18Le centenier prit le jeune homme avec lui, le conduisit vers le tribun, et dit : Le prisonnier Paul m’a appelé, et il m’a prié de t’amener ce jeune homme, qui a quelque chose à te dire.

19Le tribun, prenant le jeune homme par la main, et se retirant à l’écart, lui demanda : Qu’ as-tu à m’annoncer ?

20Il répondit : Les Juifs sont convenus de te prier d’amener Paul demain devant le sanhédrin, comme si tu devais t’enquérir de lui plus exactement.

21Ne les écoute pas, car plus de quarante d’entre eux lui dressent un guet-apens, et se sont engagés, avec des imprécations contre eux-mêmes, à ne rien manger ni boire jusqu’à ce qu’ils l’aient tué ; maintenant ils sont prêts, et n’attendent que ton consentement.

22Le tribun renvoya le jeune homme, après lui avoir recommandé de ne parler à personne de ce rapport qu’il lui avait fait.

23Ensuite il appela deux des centeniers, et dit : Tenez prêts, dès la troisième heure de la nuit, deux cents soldats, soixante-dix cavaliers et deux cents archers, pour aller jusqu’à Césarée.

24Qu’il y ait aussi des montures pour Paul, afin qu’on le mène sain et sauf au gouverneur Félix.

25Il écrivit une lettre ainsi conçue :

26Claude Lysias au très excellent gouverneur Félix, salut !

27Cet homme, dont les Juifs s’étaient saisis, allait être tué par eux, lorsque je survins avec des soldats et le leur enlevai, ayant appris qu’il était Romain.

28Voulant connaître le motif pour lequel ils l’accusaient, je l’amenai devant leur sanhédrin.

29J’ai trouvé qu’il était accusé au sujet de questions relatives à leur loi, mais qu’il n’avait commis aucun crime qui mérite la mort ou la prison.

30Informé que les Juifs lui dressaient des embûches, je te l’ai aussitôt envoyé, en faisant savoir à ses accusateurs qu’ils eussent à s’adresser eux-mêmes à toi. Adieu.

31Les soldats, selon l’ordre qu’ils avaient reçu, prirent Paul, et le conduisirent pendant la nuit jusqu’à Antipatris.

32Le lendemain, laissant les cavaliers poursuivre la route avec lui, ils retournèrent à la forteresse.

33Arrivés à Césarée, les cavaliers remirent la lettre au gouverneur, et lui présentèrent Paul.

34Le gouverneur, après avoir lu la lettre, demanda de quelle province était Paul. Ayant appris qu’il était de la Cilicie :

35Je t’entendrai, dit-il, quand tes accusateurs seront venus. Et il ordonna qu’on le gardât dans le prétoire d’Hérode.

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