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Un livre prophétique appelé parfois « le cinquième évangile » tant le Nouveau Testament y puise. Ésaïe est appelé dans une vision du temple et répond : « Me voici, envoie-moi » (Ésaïe 6:8). La première partie du livre juge un peuple religieux et injuste, tout en ouvrant grand le pardon : « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige » (Ésaïe 1:18).
À partir du chapitre 40, le ton bascule : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu » (Ésaïe 40:1), et le livre s'adresse désormais à des exilés. C'est là qu'apparaissent les chants du serviteur, jusqu'au chapitre 53 : « il était blessé pour nos péchés… c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Ésaïe 53:5). La datation de ces chapitres est un débat classique entre lecteurs ; le livre, lui, se présente d'un seul tenant, du jugement à la consolation.
Ésaïe juge sans complaisance et console sans mentir, et le Nouveau Testament y a reconnu son vocabulaire.
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